Quelques informations sur le matériel photo utilisé:

 

Jusque en décembre 2003 j'ai travaillé en argentique avec un reflex Pentax MX manuel, un 50 mm et une bonnette macro Hoya. Ce matériel qui n'offre aucune aide électronique, à part une cellule de mesure de lumière qui indique si l'exposition est correcte, est une excellente école pour s'initier à la photo. Son principal défaut, à l'heure du numérique triomphant, est qu'il faut "payer pour voir", c'est à dire que si on veut tester différents réglages, il faut payer autant de développements. L'avantage, c'est qu'au moins on réfléchit avant de déclencher! Parmi les autres points positifs,  il faut noter le viseur de ce genre de boîtier, autrement plus confortable que ceux des numériques grand public, et doté d'un stigmomètre permettant une mise au point des plus précises.

En décembre 2003 je suis équipé d'un appareil numérique Nikon Coolpix 4500 qui produit directement des photos de bien meilleure qualité que les tirages papier numérisés utilisés sur la première version de ce site. Après avoir consulté d'innombrables pages web de tests, je me suis décidé pour cet appareil en raison de ses très bonnes capacités de grossissement, sans distorsion, de sa conception "bi-corps" qui permet de photographier à ras du sol sans se vautrer par terre (pratique dans les marais et les jours de pluie!), et par le fait qu'il est entièrement paramétrable, et permet donc de jouer à loisir sur les différents réglages. C'est également le modèle le plus adapté à la digiscopie ( photographie en adaptant un appareil numérique sur une longue vue). Mais, s'il est capable de produire des images d'excellente qualité tout en restant compact, cet appareil a aussi les défauts de tous les appareils numériques compacts: autofocus lent, mise au point manuelle inutilisable, et qualité d'image dégradée au delà de 400 ISO. 

Début 2005, j'ai franchi une nouvelle étape avec l'acquisition d'un reflex numérique Canon EOS 300D, accompagné d'un objectif macro Sigma 105mm et d'un flash annulaire Sigma EM 140 DG pour les cas où la lumière naturelle est insuffisante. Cette évolution était censée me permettre une amélioration dans la maîtrise des cadrages et de la prise de vue, et d'avoir une meilleure réactivité face à des sujets remuants comme les papillons. Après un an et demi d'utilisation, et plus de 17000 déclenchements, je ne regrette absolument pas mon achat! Le plus grand capteur et l'électronique embarquée permettent de faire des clichés à 800 ISO tout à fait acceptables, et même le 1600 ISO est utilisable. La prise de vue avec l'oeil collé au viseur permet une bien meilleure maîtrise des cadrages qu'en regardant l'écran arrière d'un compact, surtout en plein soleil. Le testeur de profondeur de champ permet d'optimiser la gestion du couple ouverture/vitesse. Et ne parlons pas de la gamme d'objectifs qu'il est possible d'adapter dessus! J'ai choisi ce modèle d'appareil car, à l'époque, parmi les reflex numériques, son prix était le plus abordable, me permettant d'investir à coté dans de bons objectifs et accessoires. De plus, la gamme optique Canon est la plus étendue, avec des prix "modérément déraisonnables"  dans les longues focales, pour tester la photo animalière. L'achat du boîtier et de l'indispensable objectif macro a en effet été suivi de près par celui d'un zoom EF 100-400 mm L stabilisé, une petite merveille! Il permet même de faire de la "proxiphoto" à défaut de macrophoto, avec des résultats très convaincants sur les gros papillons tels que le flambé ou le machaon!  Quelques autres "cailloux" ont complété mon fourre-tout depuis: le zoom Tamron 28-75 f/2.8 XR, un trans-standard ultralumineux au piqué remarquable pour son prix, et un zoom Canon 70-200 f/4 L, bien plus léger que le 100-400. Et l'occasion faisant le larron, j'ai trouvé d'occasion un Canon 180 f/3.5 L macro, un objet magnifique, au piqué fabuleux, qui donne des arrière plans bien neutres sur lesquels le sujet se détache bien (le "bokeh"), mais qui n'est pas évident à manipuler au début. Il faut en effet pas mal de lumière pour éviter le flou de bougé.

J'avais deux reproches à faire à ce boîtier: sa lenteur à l'allumage, et sa mesure de lumière perfectible. Et l'ensemble boîtier + objectifs est quand même beaucoup plus lourd et encombrant qu'un compact!! Mais j'ai oublié ce dernier point lorsque s'est présenté l'opportunité d'achat d'un EOS 1D Mark II quasi-neuf. Mon sac photo a pris presque un kilo de plus d'un coup, mais quel plaisir de faire la mise au point en manuel à travers un grand viseur bien lumineux et fidèle à 100% au cadrage que l'on obtiendra à l'écran!

Ce changement de boîtier s'est ressenti sur mes photos. Le capteur plus grand a pour conséquence de diminuer la profondeur de champ à cadrage équivalent, et de mieux  détacher le sujet de l'arrière plan, qui devient plus dilué. Séduit par cette évolution, j'ai poursuivi dans ce sens en passant sur l'équivalent de ce boîtier muni d'un capteur 24x36 : le 1Ds Mk II. Toujours dans la même démarche, j'ai remplacé mon zoom 100-400 par une focale fixe 300 f/4 IS qui offre un piqué remarquable dès la pleine ouverture, en conservant une distance minimale de mise au point assez courte (1.40m) pour l'utiliser sur de petites plantes et insectes. Cet ensemble permet d'obtenir des fonds magnifiques, mais impose une précision de mise au point extrême. Vous pourrez retrouver de nombreuses images faites avec cet ensemble dans les galeries de mon nouveau site: http://nicolashelitas.com

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