Espèces disparues de Dordogne

Trois espèces sont malheureusement dans ce cas:

Anacamptis coriophora subsp. coriophora R.M. Bateman, Pridgeon & M.W. Chase 1997  (= Orchis coriophora subsp coriophora): Orchis punaise.

Cette espèce est inféodée aux prairies humides sur sols basiques. Elle fut commune, mais les "progrès" de l'agriculture ont eu raison d'elle dans de nombreuses régions.

Elle se distingue de A. coriophora subsp. fragrans par son port plus trapu, ses feuilles plus larges, ses fleurs plus brunes à l'odeur désagréable (une parfaite imitation de l'odeur de punaise) qui ont un éperon plus large et plus court.

C'est une espèce protégée au niveau national. J'ai eu le plaisir de la voir pour la première fois en 2004, dans l'Aveyron, dans une prairie pâturée par des chevaux. Ce plaisir s'est renouvelé de manière inattendue en 2007, dans un pré humide en bord de route de l'arrière pays Varois et repéré grâce à des Dactylorhiza majalis visibles de loin. La population y était assez abondante.

Serapias cordigera Linné 1753 : Serapias en coeur.

Après une longue éclipse, cette espèce a été retrouvée dans des vignes à l'abandon. Malheureusement les terrains concernés doivent être construits à terme. Espérons qu'un compromis pourra être trouvé pour que cette espèce puisse continuer de faire partie de la flore périgourdine! En attendant je l'ai déplacée à coté des autres Serapias présents.

Liparis loeselii (Linné) L.C.M. Richard 1817: Liparis de Loesel

Cette espèce est extrêmement discrète. Sa petite taille (une dizaine de cm) et sa couleur uniformément verte la rendent très difficile à repérer au milieu de la végétation. Elle affectionne les marais alcalins, les dépressions en arrière des dunes, où elle pousse dans les zones où la concurrence végétale est la plus faible. Elle est donc très sensible aux modifications de son milieu: assèchement par drainage, ou abandon du pâturage qui provoque l'embroussaillement de ses stations.

Naturellement peu commune, cette espèce est très menacée. Elle est pourtant protégée au niveau national, ainsi qu'au niveau européen par la Convention de Berne. Ceci n'a pas empêché la destruction de toutes ses stations dans le département, dont une qui comptait plus de 1000 pieds.

Les photos ci-dessous ont été prises sur la seule station du département de la Meuse, qui bénéficie d'une protection active par le pâturage extensif de chevaux polonais de race Konik Polski. Ceci a permis de faire remonter sensiblement les effectifs de Liparis au sein de ce marais alcalin.

Liparis loeselii Liparis loeselii Liparis loeselii Liparis loeselii Liparis loeselii

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